Les loupés du capital-risque

Les acteurs du capital-risque sont toujours très fiers de citer leurs succès. C’est en raison de tels succès que des sociétés telles que Sequoia ou Kleiner Perkins sont des célébrités du domaine. Mais on connait moins les “loupés” célèbres. Dans mon livre, j’avais cité quelques exemples mentionnés par les pionniers du capital risque:

Investissuer Investissement manqué
Arthur Rock Rolm puis Compaq
Bill Draper Apple
Burt McMurtry Tandem
Tom Perkins Apple
Don Valentine Sun Microsystems
Source: “Pioneers Lecture” 2002, Computer History Museum – archive.computerhistory.org.

Quelques VCs utilisent l’humour pour citer leurs pires échecs. Un de mes collègues (merci Amin 🙂 ) m’a récemment indiqué que Bessemer en a une liste très riche sur son anti-portfolio: A123, Apollo, Apple, Check Point, eBay, Federal Express, Google, Ikanos, Intel, Intuit, Lotus et Compaq, PayPal, Stratacom.

L’échec le plus flagrant est sans doute Google: Une amie de fac de Cowan [un partenaire de Bessemer] avait loué son garage à Sergey et Larry pour leur première année. En 1999 et 2000, elle essaya de présenter à Cowan “ces deux étudiants de Stanford absolument brillants qui développaient un moteur de recherche”. Étudiants? Un nouveau moteur de recherche? Dans un des épisodes les plus importants de ces loupés, Cowan lui demanda, “Comment puis-je sortir de cette maison sans être vu par les occupants de ce garage?

Mais que dire de l’ironie de OVP dans leurs Missed Deals dont

Starbucks.

“Un type vient dans nos bureaux à la fin des années 80 et nous explique qu’il veut lancer une chaine de boutiques qui vendra un produit standard que vous trouvez partout pour 25 cents mais qu’il le vendra 2 dollars. Bien sûr, nous écoutons poliment et nous éclatons de rire dès que la réunion est terminée. Howard Shutlz n’a pas trouvé cela drôle. ET nous n’avons jamais gagné 500 fois la mise. Of course, you listen politely, and then fall off your chair laughing when he leaves. Howard Shultz didn’t see this as humorous. And we didn’t make 500 times our money.

Pour remettre les compteurs à zéro, (comme si nous n’avions pas perdu assez dans l’histoire?), quelques années plus tard, Howard lança son propre fond de capital-risque au coin de notre rue.”

Amazon.

“Le boom de l’Internet n’en était qu’à ses débuts. Amazon faisait $4M de chiffre d’affaires. Nous avions conclu un accord avec leur CEO pour investir $2M dans Amazon pour 20% de la société (à une valorisation de $10M). A la vingt-cinquième heure, un type nommé John Doerr vola jusqu’ici pour offrir $8M pour les mêmes 20% (à une valorisation de $40M). Accord? Quel accord?

Pour remettre les compteurs à zéro, nous achetons tous nos livres chez Barnes & Noble. Nous ne croyons pas qu’Amazon ait remarqué.”

Voici donc juste quelques nouvelles illustrations de la difficulté à lire dans la boule de cristal. Si vous avez d’autres exemples, merci de me les signaler.

1 réflexion sur « Les loupés du capital-risque »

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