Ce blog contient des articles issus du livre "Start-Up" et des articles originaux de Hervé Lebret. Le livre est disponible sur Amazon ainsi qu'en version électronique. Pour acheter le livre cliquez ici.

Archives pour le tag ‘Kleiner Perkins’

A propos du premier fonds de Kleiner Perkins (épisode 3)

9 février 2009

Eurêka!

Il y a quelques jours, j’ai reçu un “vieux” livre, The New Venturers: Inside the high stakes word of venture capital de John G. Wilson (Addison-Wesley, 1985). C’est un livre passionnant sur les débuts du capital-risque, plus un livre d’histoire qu’un livre d’économie. Wilson y publie des données très intéressantes. Le chapitre 5 “The New Entrepreneurs” est consacré à Kleiner Perkins et Wilson y publie des faits et chiffres sur le portefeuille et les performances du premier fonds KP. Les données sont relativement cohérentes avec celles de Golis, mais il y a des différences…

Malheureusement Wilson ne mentionne pas ses sources et qunad j’ai demandé à Perkins ce qu’il en pensait, il m’a répondu: “Each name rings true in my memory, but I have no idea if the numbers are accurate. I think John Wilson got his hands on one or our reports to the Limited Partners—not directly from us. It’s probably all correct.”

Si quelqu’un peut m’aider à en savoir plus soit à travers les LPs de KP (par exemple Wilmington Securities) ou grâce à John Wilson… il pourrait y avoir un épisode 4!

A propos du premier fonds de Kleiner Perkins (épisode 2)

26 janvier 2009

L’information fournie dans l’épisode 1 est-elle correcte? Je me suis décidé à contacter Tom perkins, le célèbre VC et il a répondu!

“J’ai regardé vos données mais honnêtement, je ne vois pas d’où elles viennent. Nous n’avons jamais fourni ce genre d’informations et nous aurions sans beaucoup de mal à les retrouver aujourd’hui. Je ne crois pas que nous ayons eu autant d’investissements dans ce premier fonds — dix-sept me semble beaucoup trop. Ceux dont je me souviens sont mentionnés dans mon livre. Ceci étant dit, je pense que le fonds aurait eu un retour sur investissement modeste sans Tandem et Genentech. Ce fut deux investissements essentiels car ils changèrent la manière de faire dans le VC.”

Que veut dire Perkins? Dans ces deux cas, KP a quasiment créé les sociétés avec les entrepreneurs au lieu de les financer simplement. D’où viennent donc ces chiffres? J’ai trouvé sur Google Books la table qui suit, et plus particulièrement dans le livre Enterprise and Venture Capital de Christopher Golis.

En admettant que les données soient correctes, elles sont toutefois différentes de celles que j’ai fournies, tout en restant similaires.

J’ai cherché les sociétés dont Perkins parle dans son livre. Il y est bien sûr question de Tandem et de Genentech. Perkins mentionne aussi Advanced Recreation Equipment (sous le nom de Snow-Job, une start-up qui transformait des motos en motoneiges) et American Athletic Shoe (des chaussures ressemelables). Il ajoute: “Sans surprise, les deux échouèrent”. Il cite aussi Qume comme un bon investissement.

J’ai donc demandé à Golis la source de ses informations… “I cannot remember where I got it as I actually wrote the 4th edition some 8 years ago. However I only put the table in the 4th edition. Comparing the bibiographies of the third and fourth editions I would say the source was Gompers. However Nesheim, Lewis, or Kaplan are potentially other sources. Hope this is of some help.”

Bien, bien… Pour en savoir plus, il vous faudra patienter jusqu’à l’épisode 3!

A propos du premier fonds de Kleiner Perkins (épisode 1).

21 janvier 2009

Comme je l’ai indiqué dans mon précédent post sur les performances du capital-risque, j’ai eu la chance de découvrir celles du premier fonds de Kleiner Perkins (lancé en 1972). Voici le graphique que j’ai découvert à la mi-décembre.

J’ai été très surpris de cette découverte tant les données sont en général difficiles, pour ne pas dire impossibles à obtenir. J’ai demandé à l’auteur ces sources. Il pensait les avoir lues dans un livre d’un partenaire de Kleiner Perkins, que j’ai contacté : « Pas possible que ça soit venu de moi. Je n’ai pas une telle information. Je ne suis même pas sûr d’avoir vu les retours de KPCB I. Je ne sais pas d’où aurait pu venir ces informations”. Dommage…

J’ai aussi essayé de convertir les barres en nombre et de bâtir les performances. Les voici:

Quelques remarques (en admettant que tout cela soit correct):
- Genentech et Tandem furent les deux grands succès (sur 17 investissements)
- Même si ces deux là n’avaient pas réussi, la valeur résiduelle du fonds serait de $17.8M soit un multiple de 2.8x. Une performance tout à fait correcte si on l’a compare même aux meilleurs fonds de capital risque.

Mais ces données sont-elles correctes ? La suite au prochain épisode…

Les performances du capital risque.

9 janvier 2009

Les performances du capital risque sont difficile à analyser essentiellement parce que les données sont difficiles à trouver. Il y a bien quelques sites web tels que venturereturns mais les données les plus fiables restent celles des fonds qui investissent dans le capital risqué tells que l’Université de Californie, l’Etat de  Washington ou Castle en Europe. La plupart des fonds de capital risque ne publient aucun chiffre.

Dans le chapitre  5 de “Start-Up”, j’ai publié le tableau suivant:

Voici un nouveau tableau qui décrit les performances par fonds:

Je n’avais pas mentionné les premiers fonds de KP et Sequoia, et je vais m’intéresser à KP I et Sequoia I dans les prochaines semaines. Toute information est bienvenue ! En fin d’année dernière, j’ai eu la chance de « voir » la performance du portefeuille de KP I. Ce sera l’objet de mon prochain post…

Tom Perkins, un capital-risqueur de la Silicon Valley

20 décembre 2007

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Tom Perkins est une des icônes de la Silicon Valley. Je n’ai pas encore lu son autobiographie mais Andre Mercanzini, un collègue de lEPFL, m’a mentionné un intéressant podcats de VentureVoice. Voici donc le point de vue de Perkins sur ce qui rend la Silicon Valley unique:

The difference is in psychology: everybody in Silicon Valley knows somebody that is doing very well in high-tech small companies, start-ups; so they say to themselves “I am smarter than Joe. If he could make millions, I can make a billion”. So they do and they think they will succeed and by thinking they can succeed, they have a good shot at succeeding. That psychology does not exist so much elsewhere.