L’internet souterrain selon Jamie Bartlett

Je ne pensais pas quand j’ai acheté ce livre fascinant sur les faces cachées de l’Internet que je le relierai à mes trois articles précédents. Le monde est dangereux, le monde physique est dangereux, nous le savons tous comme cela a été confirmé à Paris la semaine dernière (Hommage le 8 janvier, Nous sommes tous tristes le 7 janvier). Il est également certain que le monde en ligne peut être dangereux comme l’illustre Jamie Bartlett dans The Dark Net. Je ne suis pas sûr que les auteurs de Comment le Web est né (voir mon post du 2 décembre) avaient envisagé ces possibilités.

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Dans sa conclusion, il déclare: La technologie est souvent décrite comme «neutre». Mais elle pourrait être décrite plus précisément comme puissance et liberté. […] Le Dark Net est un monde de puissance et de liberté: d’expression, de créativité, d’information, d’idées. La puissance et la liberté nous dotent de facultés créatrices et destructrices. Le Dark Net magnifie les deux, il rend plus facile l’exploration de tous les désirs, la possibilité d’agir sur nos impulsions les plus sombres, de nous consacrer à toutes névroses. […] Chaque individu réagit différemment à la puissance et la liberté que la technologie procure. Il peut être plus facile de faire le mal, mais ceci reste toujours un choix.

Dans son livre Bartlett parle des trolls (vous pouvez également lire l’article récent de la MIT Tech Review – Les chasseurs de trolls), des loups solitaires (telles que Berwick), des services cachés de Tor, de Bitcoin, des sites illégaux vendant des drogues tels comme la “Route de la Soie”, de pornographie et de pédophilie en ligne, d’auto-mutilation et enfin des transhumanistes contre les anarcho-primitivistes. Écrit de cette façon, je ne suis pas sûr que je fais un bonne publicité pour ce livre, mais la vérité est que, à l’exception du terrorisme, l’auteur aborde de nombreux côtés sombres de l’Internet. Il fait une description juste et intéressante de ce que l’Internet cache (“à proximité de sa surface” [Page 238]).

Ce sont des sujets importants sur la liberté, sur l’évolution de notre monde, et je ne peux que citer un célèbre penseur français: sur France Culture, au début de cette semaine, Régis Debray est de revenu sur les attaques terroristes à Paris et a expliqué que “l’occident, c’est la prééminence de l’individu sur le groupe. L’orient c’est l’inverse.” Et sans que je sois sûr de comprendre s’il y avait jugement de valeur ou pas, d’ajouter: “Et l’occident représente aujourd’hui la modernité”. Je crois fermement en ces valeurs et je comprends les risques qui leur sont liés, mais je ne pense pas que nous avons beaucoup de choix. Vous pouvez lire The Dark Net si ces sujets vous intéressent.

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