La loi de la puissance et le capital-risque selon Sebastian Mallaby (la suite)

Mallaby est un merveilleux conteur – grâce à son équipe probablement puisqu’il mentionne au moins 15 collaborateurs dans ses remerciements. Ceci est la partie 3 de mes articles sur son livre The power law (la loi de puissance, après la partie 2 en anglais seulement et la partie 1).

Vous découvrirez tellement de figures du capital-risque et de l’entrepreneuriat qu’il serait impossible de toutes les citer. Mais voici des illustrations. Si vous ne les connaissez pas, vérifiez leurs noms à la fin.

Ce qui est vraiment impressionnant dans le livre de Mallaby, c’est que quelle que soit la stratégie des investisseurs – par exemple être des improvisateurs ou des planificateurs, parier gros ou petit sur un petit ou un grand nombre d’opportunités, remplacer ou encadrer les fondateurs, la loi de puissance prévaut.

Un commentaire additionnel et sans grande importance : Mallaby est doué pour raconter des histoires, il est moins doué pour les chiffres. Mais les valorisations des startups peuvent être délicates lorsque vous mélangez pre-money et post-money, dilution et stock-options. Page 155-6 : « Les fondateurs ont provisoirement suggéré une valorisation de 40 millions de dollars contre seulement 3 millions de dollars lorsque Sequoia avait investi huit mois plus tôt. […] Son a dûment dirigé le financement de série B de Yahoo en fournissant plus de la moitié des 5 $ millions […] Dans une offre sans précédent dans l’histoire de la Silicon Valley, il a proposé d’investir entièrement 100 millions de dollars dans Yahoo. En échange, il voulait 30% supplémentaires de la société. L’offre de Son impliquait que la valeur de Yahoo avait grimpé de huit fois depuis son investissement quatre mois plus tôt. » Je ne suis pas sûr que tout cela soit correct. Je vous laisse vérifier. Ou page 147 : « Plutôt que de simplement doubler de puissance tous les deux ans, comme l’ont fait les semi-conducteurs, la valeur d’un réseau augmenterait comme le carré du nombre d’utilisateurs. Le progrès serait donc quadratique plutôt qu’exponentiel ; quelque chose qui continue de croître de manière quadratique grandira bientôt beaucoup plus vite que quelque chose qui continue de doubler. » Comme l’a souvent dit Etienne Klein, la « fonction exponentielle », est médiatiquement fort malmenée et désormais abusivement assimilée à une fonction qui aurait pour seule caractéristique de croître très rapidement…

The founders:
Nolan Bushnell, Jimmy Treybig, Bob Swanson, Sandy Lerner, Bob Metcalfe, Mitch Kapor, Jerry Kaplan,
Rick Adams, Marc Andreessen, Jerry Yang, Pierre Omidyar, Larry Page, Mark Zuckerberg, Max Levchin, Elon Musk.

The funders:
Don Valentine, Mike Moritz (Sequoia), Tom Perkins, John Doerr (KP), Jim Swartz, Arthur Patterson (Accel),
Bill Draper, Masayoshi Son (Softbank), Bruce Dunlevie, Bob Kagle (Benchmark), Peter Thiel, Paul Graham.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

Time limit is exhausted. Please reload CAPTCHA.

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.