10 leçons de l’histoire de Dropbox

Forbes veint de publier l’histoire de Dropbox: Dropbox: The Inside Story Of Tech’s Hottest Startup. Ou s’agit-il déjà de la légende? (Je dois remercier mon collègue Mehdi qui m’a mentionné le lien, 🙂 )

Cela ressemble à tant d’histoires connues de la Silicon Valley que cela pourrait devenir lassant. Peut-être faut-il prendre tout cela avec quelques pincettes… quoi qu’il en soit, l’article ci-dessus mérite la lecture et voici les 10 leçons que j’en retiens:

1- UN JEUNE GEEK – Drew Houston, « typique » Americain fondateur de start-up, a commencé à jouer avec les ordinateurs à l’âge de 5 ans. A 14 ans, il travaille déjà pour des start-up. Steve Jobs l’avait repéré pour avoir désossé (« reverse-engineeré ») le système de fichiers d’Apple. Il a 24 ans quand il crée Dropbox.
2- UN ROLE MODEL – « Personne ne nait CEO, mais on ne vous le dit pas » est ce que Houston a appris mais quand il vit un des ses amis lancer sa start-up, il pensa « S’il pouvait le faire, je savis que je le pouvais aussi. ».
3- UN COFONDATEURPaul Graham le sélectionna en 2007 dans son programme Y Combinator tout en insistant pour qu’il se trouve un co-fondateur. Il s’agira d’un dropout du MIT, Arash Ferdowsi.
4- UN ANGE BIENVEILLANT – Quelques mois plus tard, ils reçoivent le soutien de Pejman Nozad (célèbre avec Saeed Amidi pour leur business de tapis d’Orient transformé en bureaux pour start-up [Logitech, Google] puis en fonds d’investissement [PayPal]).
5- UN CAPITAL-RISQUEUR – Rapidement, Nozad les présente à Michael Moritz (l’investisseur légendaire de Sequoia [Yahoo et Google]) qui parie $1.2M sur dropbox.
6 – DES MIGRANTS – Ferdowsi et Nozad des origines en Iran. Ils parlèrent en persan lors de leur première rencontre.
7- TALENT & PASSION – « Je pariais qu’ils auraient l’intellect et l’énergie pour être meilleurs que tous les autres » affirme Moritz. « Houston et Ferdowsi changèrent de bureau et dormaient souvent sur leur lieu de travail. »
8- FRUGALITE & RAPIDITE – Ycombinator finança Dropbox en juin 2007, Sequoia en septembre 2007, suivi l’année suivante par $6M d’Accel et Sequoia. 9 employés en 2008 (pour 200’000 utilisateurs) et 14 personnes in 2010 pour 2Mio d’utilisateurs.
9- DES CLIENTS – En 2011, Dropbox devrait atteindre les $240M de chiffre d’affaires, provenant de seulement 4% des sa base de 50Mio d’utilisateurs. 70 employés et bénéficiaire.
10- DES RESSOURCES – Être profitable n’a pas empêché Dropbox de lever $250M avec Index, Greylock, Benchmark et les investisseurs déjà présents. A une valorisation de $4B.

Encore une start-up française cotée en bourse!

Elles ne sont pas nombreuses, mais voici la troisième entrée en bourse d’une start-up française en 2011, après Sequans et Envivio. Alors que ces deux dernières ont fait leur IPO au Nasdaq et au NYSE, Mauna Kea Technologies est allé sur Euronext à Paris en août. Je ne connaissais pas MKT mais je viens de travailler sur leur prospectus d’entrée ne bourse.

Une jolie histoire entrepreneuriale. Deux fondateurs, amis semble-t-il depuis le collège, fondent MKT en mai 2000. Benjamin Abrat (MBA, quelques années chez Givaudan) et Sacha Loiseau (Ecole Polytechnique, docteur et astrophysique et postdoc à Caltech) forment le couple typique de jeunes entrepreneurs sans grande expérience professionnelle, mais on peut imaginer ayant confiance l’un en l’autre.

Moins habituelle, en France du moins, est l’histoire de son financement:
– un amorçage de €1.6M avec business angels français de renom: Marc Vasseur (Genset), Jérôme Chailloux (Ilog), Jean-Luc Nahon (Isdnet), Christophe Bach (Isdnet), Patrice Giami (Isdnet), Philippe Maes (Gemplus) et Daniel Legal (Gemplus)
– un premier tour de €5M en 2004,
– un second tour de €20M en 2007,
suivi d’une levée de €50M lors de l’IPO cet été. Voici donc mon tableau habituel décrivant actionnariat et financement.


(cliquer sur l’image pour l’agrandir)

Dans une autre interview, Sacha Loiseau décrit ce qu’il manque aux doctorants français:
« Que pensez-vous de leur formation ?
S. L. : Elle leur apporte autonomie et esprit d’initiative, deux qualités importantes pour la recherche fondamentale ou appliquée. Néanmoins, la formation doctorale française ne couvre pas certaines notions pourtant essentielles au monde de l’entreprise : le client, le travail en équipe, la veille technologique, la propriété industrielle, le transfert de technologie, la maîtrise de l’anglais pour n’en citer que quelques-unes. Le point fort de cette formation est que, confrontés à des problèmes ardus, les thésards apprennent à se débrouiller seuls pour trouver une solution. C’est une habitude très positive pour une entreprise qui doit innover en permanence, mais ça ne favorise pas toujours le travail en équipe, l’ouverture sur le monde… Beaucoup de thésards sont, me semble-t-il, très isolés et ne savent pas ce que font leurs concurrents. »

Paul Jorion, la spéculation high-tech et Steve Jobs

Je lis depuis quelques jours le très intéressant « La Guerre Civile Numérique » de Paul Jorion. Si vous ne connaissez pas Jorion, découvrez son blog et sa vision de l’état du monde et de son économie. Je vous en donne un extrait qui me laisse toutefois un peu sceptique étant donnée ma passion pour le monde des start-up!

On s’est beaucoup trompé sur le devenir d’Internet, et ce dès le début de sa popularité. Voyez la cotation en bourse des start-up, qui a généré l’apparition de ce qu’on appelle la bulle internet sur les marchés boursiers tout à la fin des années 1990. On a d’abord cru que toute compagnie fournissant des services internet allait faire des milliards, les gens qui y travaillaient percevaient des salaires astronomiques et étaient inondés de stock options. Le prix des actions est monté subitement, mais la plupart de ces sociétés se sont effondrés très rapidement. Je peux vous dire pourquoi parce que j’ai eu plusieurs entretiens dans des sociétés de ce genre., à Los Angeles et dans Orange County, au sud de L.A. Je me souviens de ce monsieur qui me disait: « Il y aura un moment difficile pour la société: celui de notre entrée en bourse, parce que l’ensemble des fondateurs – moi y compris – nous prendrons alors notre retraite. Il n’a pas dit « fortune faite », mais cela allait de soi: l’entrée en bourse signifiait plusieurs millions de dollars pour chacun d’eux. L’une de ces start-up me proposait de créer un site boursier en temps réel, ce que je savais faire. Honnêtement, celle du monsieur qui prendrait ses cliques et ses claques, je ne me souviens plus de ce qu’elle prétendait qu’elle allait faire. Cela n’a aucune importance puisqu’ils laissaient derrière eux des coques vides. Et l’on s’étonne que cela n’ait pas marché.

C’était l’un des grands moments qu’a connu le capitalisme… avant la fermeture définitive que nous vivons en ce moment! Le KRACH du Nasdaq a eu lieu en avril 2000, seules Yahoo, Amazon et AOL on survécu, et cette dernière a connu de puis une importante perte de vitesse. A cette époque, les gains que pouvaient rapporter ce type d’entreprises ont été largement surévalués , je parle de celles qui n’étaient pas de simples coques vides.

Bien sûr, quelques une son sorti leur épingle du jeu, comme Google, le site le plus visité au monde qui, sous prétexte de prendre des photos dans les rues pour Google Maps, écoutait aux portes et aurait vendu des informations sur les particuliers aux agences de renseignement américaines. C’est ce qui expliquerait la mansuétude don l’entreprise fut l’objet quand elle fut traduite en justice pour cette « erreur technique ». La compagnie a gagné en 2009 plus de 20 milliards de dollars en vendant aux enchères des mots clés qui sont placés dans les liens commerciaux du site. Même phénomène avec Facebook. la compagnie créée par Mark Zuckerberg: ce dernier a vendu à Microsoft une part de l’entreprise ainsi que des fiches d’information concernant les usagers de ce site, lequel est devenu ainsi le seul fournisseur de publicités sur Facebook. Grâce à cette opération, et l’annonce de nouveaux investisseurs, l’entreprise vaudrait aujourd’hui 60 milliards de dollars.

Pourtant, il faut rester très prudent pour analyse ces chiffres… En effet, la compagnie s’est livrée à d’habiles manœuvres, cautionnées par Wall Street, pour conserver la confidentialité de ses données. financières. Le but étant de dissimuler l’écart désastreux entre son chiffre d’affaires et la valorisation de son capital (plus de 100 fois le chiffre d’affaires), Et de poursuivre ainsi sa marche triomphale de « création de valeur », dont la réalité économique est artificiellement gonflée.

De telles opérations invitent à douter de la viabilité économique proprement miraculeuse de ces sociétés phares du monde des nouvelles technologies. Celles-ci ne vivent pas leur chiffre d’affaires, mais « brûlent » l’argent qui résulte de l’augmentation de leur valorisation. Quant aux investisseurs, il se pressent à la porte dans l’espoir que la cote de l’action de l’entreprise va continuer de monter. Une certitude qui a fait long feu sur le marché immobilier, selon laquelle le prix des maisons n’allait pas cesser d’augmenter. Avec les résultats que l’on sait…

Je ne suis pas en désaccord avec l’analyse qui me semble correcte mais avec l’impression que l’article pourrait laisser que les start-up high-tech ne sont que spéculation, ce qui n’est pas le cas. Pas de meilleure manière d’exprimer mon enthousiasme intact que de fournir une interview de Steve Jobs bien avant l’émergence de l’Internet sur l’apport des start-up à l’économie mondiale. A absolument écouter. Et merci à Paul Jorion pour ces contributions, malgré tout!

Les start-up sont les nouvelles stars!

L’Amérique aime ces héros. Deux événements récents semblent montrer qu’après le Walk of Fame d’Hollywood et les célèbres Hall of Fames du sport entre autres, voici venu le temps de la starification des entrepreneurs et innovateurs high-tech.

– Boston a commencé avec son Kendall Square. Voir par exemple l’article de Xconomy: Entrepreneur Walk of Fame Opens in Kendall Square: Gates, Jobs, Kapor, Hewlett, Packard, Swanson, and Edison are Inaugural Inductees.
– Stanford a suivi avec son projet de « Engineering Heroes ».Il ne s’agit que d’un projet avec uen longue liste de plus de 60 nominés.

A vous de faire votre propre liste. La mienne est implicitement dans mon livre! Je crois que Boston a oublié Robert Noyce. Stanford décidera bientôt de ses vainqueurs. L’intérêt de cette liste est bien sûr les « role models » qu’elles induisent.

Ils l’ont fait!

They made it! (Ils l’ont fait!) par Angelika Blendstrup est un autre livre fait d’interviews d’acteurs de la Silicon Valley. J’avais parlé dans le passé de En compagnie des géants, Once you’re lucky, Betting it All, Founders at Work, mais celui-ci prend un angle différent.

L’accent est mis sur les immigrants que le sous-titre illustre: « Comment les Chinois, Français, Allemands, Indiens, Iraniens, Israéliens et autres étrangers entrepreneurs ont contribué à l’innovation technologique dans la Silicon Valley, aux États-Unis et outre-mer. » Et les leçons sont assez intéressantes.

L’auteur résume à la page 260 quelques caractéristiques des personnes interrogées:
– Une grande intelligence, souvent couplée avec une éducation brillante
– Une volonté de travailler dur, de se concentrer, de la détermination et de la persévérance
– Une vision du succès dans leur carrière professionnelle et leur vie personnelle
– La curiosité et la passion
– L’amour de la famille et un dévouement à la soutenir
– Une troublante capacité à lire en soi et dans les autres
– La croyance en soi-même
– Une capacité de développement émotionnel et intellectuel
– Une tolérance pour le, et même un amour du, risque et la capacité à (rapidement) se remettre de l’échec
– Un appétit de collaborer
– Une grande humilité
– Une volonté de redonner à la société ce qu’elle vous a offert

J’ai été particulièrement frappé par les récits de personnes qui ont déménagé et ont tout laissé derrière elles. Il y a là un élément de l’entrepreneuriat dont quelqu’un m’a parlé ce matin : les entrepreneurs savent qu’ils peuvent tout perdre (maison, famille) et qu’ils sont prêts à affronter ces risques, parfois parce qu’ils en ont déjà fait l’expérience et ils savent qu’ils peuvent recommencer. C’est ce qui explique la passion, le dévouement et la soif d’essayer.

Entrevue après entrevue, il est question des valeurs, de leadership et de l’ouverture à la diversité, de briser les barrières. Je peux ne pas avoir appris beaucoup de nouvelles choses, mais j’ai aimé ce livre, peut-être juste pour la raison que c’est une autre illustration de ce que sont les valeurs de la Silicon Valley et pourquoi les immigrants ont été si importants pour la région.

Dernier détail, j’ai fait une simple analyse des origines des personnes interrogées:
France: 7
Israël: 5
Inde: 5
Chine: 3
Taiwan: 2
Iran: 2
Allemagne : 2
Reste du monde (hors USA) : 5
Intéressant de noter que la France est en tête, bien que le pays ne soit pas connu pour sa culture entrepreneuriale …

Steve Blank et le développement des start-up

Bien que je l’ai mentionné dans des articles passés tels que L’art de la Vente et ses vues sur l’entrepreneuriat, je n’avais jamais lu Steve Blank jusqu’à présent. Je viens de lire The Four Steps to the Epiphany et je dois dire que c’est un superbe travail. Le livre existe aussi en français, Les quatre étapes vers l’épiphanie, mais je préfère toujours l’original aux traductions; à vous de choisir.

Je vais expliquer avec plus de détails sa théorie mais la raison principale pour laquelle j’aime ce livre est qu’il explique pourquoi les fondateurs sont essentiels aux premières phases de développement d’une start-up. Ce n’est pas le discours habituel de « mettre en place les compétences commerciales et cacher les fondateurs » mais plutôt d’ « apprendre et devenir des experts jusqu’au point d’atteindre vos limites ». Je dois tout de suite ajouter que ce n’est pas un livre facile à lire et qu’il est surtout utile à ceux qui se lancent dans l’aventure entrepreneuriale mais aussi dans le développement de produits. Son site web steveblank.com est bourré d’informations, vous trouverez des tonnes de documents sur ses enseignements sur internet et je recommande en particulier sa liste de conseils de lecture Books for Startups.

Steve Blank est célèbre dans le monde entier (mea culpa pour n’avoir pas écrit tout cela plus tôt) pour sa théorie du « Customer Developement ». Alors que nous savons tous que le monde de la high-tech ne parle pas de technologie (non!, les idées et la technologie ne suffisent pas à décrire ce monde), nous avons par contre tendance à penser produits (ce qui est bien plus que la technologie) ou marchés (le business face à la technologie). Mais Steve Blank explique très bien que les produits peuvent être une illusion (ne jamais se vendre) et les marchés extrêmement dangereux si mal compris alors que ce qui compte ce sont les utilisateurs des produits, les personnes qui font les marchés, à savoir les clients. Il explique l’importance d’interagir et avec des clients potentiels avant même la conception et la réalisation des produits (« bottom-up ») puis d’itérer avec eux pendant les développements et d’être attentif à ne pas analyser les marchés que de manière macro-économique ou « top-down ».

Un de ses messages les plus connus dit que le « Product Development » isolé peut être mortel et doit être fait en parallèle avec le « Customer Developement » only. Les start-up n’ont pas au début besoin d’équipe de marketing, de ventes ou de « Business Development », mais de deux équipes seulement, en « Product Development » et en « Customer Development », chacune dirigée par un des fondateur(s)/CEO. Voici une description plus détaillée de ce processus (qui se trouve aussi sur internet) . Puis, quand elles deviennent de grandes entreprises, les start-up peuvent se tourner vers les modèles traditionnels d’organisation.

Voici un ouvrage à lire absolument si vous êtes en mode start-up. Cela vous évitera quelques erreurs (dont certaines peuvent être mortelles).

Art et Technologie

Avant de revenir à mes sujets favoris et en conclusion à un été pluvieux, voici deux sites qui m’ont enthousiasmé ces derniers temps. J’ai découvert le premier la semaine dernière. Playing For Change est un magnifique projet musical que la démocratisation créée par l’Internet et les nouvelles technologies a sans aucun doute aidé. Mais c’est avant tout la créativité et la beauté qui m’ont plu. Cliquez sur l’image et écoutez ces nouvelles version de grands classiques. Ma préférée est sans doute la #40, Redemption Song, mais je n’ai pas eu le temps de tout découvrir.

Dans une inspiration un peu similaire, David Lynch avait parcouru l’Amérique pour son Interview Project. Des petits films qui décrivent sans doute aussi bien ce pays que toutes les analyses sociologiques et économiques récentes.

J’espère que vous aurez le temps de tester et peut-être d’apprécier.

L’âge des fondateurs

Comme je l’ai indiqué dans mon récent post (en anglais seulement) sur Carbonite, j’ai promis de revenir sur le sujet de l’âge des fondateurs après des commentaires de Pascale sur un autre de mes posts en anglais,
Is There A Peak Age for Entrepreneurship?

Or j’ai des données que je n’avais pas exploitées jusqu’ici, avec lesquelles je vous ennuie peut-être quand je publie mes tables de capitalisation de start-up qui vont en bourse. Ces sociétés publient l’âge de leurs dirigeants si bien que si les fondateurs sont encore présents lors de l’IPO, je peux en déduire leur âge à la fondation. De plus les biographies donnent aussi les start-up précédemment créées par ces entrepreneurs. J’ai donc fait un rapide exercice hier que j’ai classé en 2 groupes. Le premier regroupe essentiellement des IPOs assez récentes 8depuiws 5 à 10 ans) et le second, des start-up des années 90 ou même avant. Notez que dans mon livre, j’arrivais à une moyenne de 27 ans pour les start-up célébrissimes.

Voici donc le 1er groupe (52 fondateurs issus de 25 start-up):

Et voici le groupe des sociétés plus anciennes (53 fondateurs issus de 22 start-up) avec non seulement la moyenne du groupe mais aussi des deux groupes en fin de tableau.

Ce ne sont pas des statistiques mais des anecdotes et notez de plus que si je n’avais pas l’âge, j’ai aussi regardé le parcours académique avec l’hypothèse que l’on obtient son BS à 21 ans environ. La moyenne est à 34, et surtout augmente de 31 à 35. Clairement pas les 27 ans de mes stars, mais pas non plus les 40 ans des études récentes. je vous laisse décider si le verre est à moitié vide ou à moitié plein. Je reste intrigué par le fait que les « stars » semblent être beaucoup plus jeunes (en admettant que cette nouvelle hypothèse soit correcte!).

Un dernier commentaire qui n’est pas lié au sujet: le « nombre d’années de la création à l’entrée en bourse (IPO) » passe de 3.7 à 6.8, avec une moyenne à 5. Les chiffres restent bien inférieurs à mes mesures anecdotiques en Europe (de l’ordre de 9, voire 10 ans).