Archives par étiquette : Capital-risque

Données sur 600 startups – quelques notes (1)

Pour faire suite à mon récent article sur les données (mises à jour) de 600 (anciennes) startups, voici un premier article sur ce que je pense être des résultats intéressants ou intrigants.

Sans faire trop d’autopromotion, j’ai dans le passé déjà abordé le sujet comme je l’indique dans le document ou à travers l’illustration qui suit:

Mon premier commentaire est que les différences liées aux domaines d’activité ou aux géographies ne sont pas si importantes, alors que les données ont évolué davantage au fil du temps (cinquante ans). Les montants de capital-risque, le nombre d’années jusque l’introduction en bourse, les ventes, les bénéfices, le nombre d’employés ne sont pas si différents par exemple, sauf en biotechnologie peut-être, pour les ventes et les employés au moins.

Une note importante: dans ma liste de 600 entreprises, seulement 15 n’avaient pas fait appel au capital-risque (ou du moins à des investisseurs privés). Y a-t-il un biais ici? Je ne suis pas sûr, mais je peux me tromper.

Ces posts de commentaires seront courts et je vais terminer celui-ci par un regard sur le Series A, le 1er tour d’investissement. Les montants sont conséquents, $8M en moyenne. J’ai fait une nouvelle analyse, à savoir combien les VCs prennent de participation à ce stade et en moyenne, c’est… 47%. Un peu moins dans l’IT, un peu plus dans la santé, un peu moins dans la Silicon Valley, un peu plus à Boston.

Si je ramène au pourcentage par million, cela donne 22%, je vous laisse réfléchir à cet étonnant résultat… mais il faut aussi regarder les valeurs médianes, car tout cela n’est pas gaussien comme je l’ai souvent dit, mais suit une loi de puissance (power law). Les valeurs médianes sont $4,5M pour le series A en échange de 45,5% et 10% par $M.

Données mises à jours sur 600 (anciennes) startups

Le virus Covid19 a un effet indirect, nous avons plus de temps à la maison et devant les ordinateurs. J’ai donc mis à jour mes données dans 600 (anciennes) pour lesquelles des informations étaient disponibles, principalement parce qu’elles avaient fait ou envisagé une entrée en bourse. Voici la liste complète des données individuelles:

Si vous ne pouvez pas visualier le document sur scribd, voici un lien direct vers le pdf intitulé Equity_in_600_Startups-Lebret-April2020.

À la fin de ce document de plus de 600 pages, vous trouverez quelques statistiques, les voici à nouveau. Je vais probablement revenir sur certains résultats intéressant et même intrigants. Je vous laisse apprécier et réagir!

Quelques notes supplémentaires dans des posts ultérieurs:
1- Le capital-risque: le 7 avril, notes 1.
2- L’âge des fondateurs: le 8 avril, notes 2.
3- L’equity des fondateurs: le 9 avril, notes 3.
4- Répartition de l’actionnariat: le 10 avril, notes 4.
5- L’equity des CEOs non fondateurs: le 11 avril, notes 5.
6- La valorisation des startups: le 12 avril, notes 6.
7- Ce qu’elles sont devenues: le 16 avril, notes 7.

Données de base sur les startups (financement, ventes, bénéfices, employés à l’IPO et nombre d’années entre fondation et sortie) par domaines, zones géographiques et périodes.

Données sur les fondateurs (âge, actionnariat et nombre par startups) et autres actionnaires par domaines, zones géographiques et périodes.

Données sur ll’actionnariat des CEOs non fondateurs, des vice-présidents, des “CXO” et des membres du conseil d’administration par domaines, zones géographiques et périodes.

Nouvelles données sur les series A par domaines, zones géographiques et périodes.

Capital risque, Nasdaq et crises

Lorsque j’ai publié le livre qui est la «raison d’être» de ce blog, j’avais brièvement analysé les corrélations entre le niveau du capital-risque aux USA, l’indice Nasdaq et leurs relations aux «crises». Chaque haut et bas des courbes pourraient être facilement expliqué. Je viens de mettre les courbes à jour aujourd’hui avec l’idée de les revoir quand nous serons sortis de la crise du Covid19. Commentaires bienvenus!

Les bulles, les bulles ont toujours existé! Voici Casper …

La spéculation, les bulles, oui, ont toujours existé. Je suis entré dans le monde du VC à la fin des années 90. Nous sommes maintenant à l’ère des licornes. Ou l’étions-nous?

J’ai fait ma 537e table de capitalisation, il y a quelques jours (voir ci-dessous). J’avais un peu hésité car je n’étais pas sûr qu’une entreprise vendant des matelas, même en ligne, puisse être classée dans ma liste d’entreprises technologiques. Mais avec des VC comme NEA, IVP, Norwest à bord et des banques de premier plan telles que Goldman Sachs et Morgan Stanley en tant que souscripteurs de l’entrée en bourse, elle avait tout le pedigree nécessaire. Ou du moins ça lui ressemblait.

Ensuite, j’ai lu que l’introduction en bourse de Casper est officiellement un désastre sur CNN et pourquoi l’introduction en bourse décevante de Casper pourrait entraîner un désastre pour d’autres licornes sur Business Insider Nordic. Ou encore ce matin et cette fois dans un mélange de français et d’anglais Casper, de licorne à dernière catastrophe financière (Casper’s IPO is officially a disaster) sur Maddyness.

Qu’est-il arrivé ? Eh bien, le prix initial de l’IPO sur le tableau ci-dessous aurait dû être de 18 $, puis il a été fixé à 12 $ pour le premier jour de négociation et ce matin, CSPR est à 10,26 $. La licorne est maintenant une entreprise de 400 millions de dollars. Et vous voudrez peut-être consulter le prix des tours préférés B, C et D sur le tableua qui suit. Oui, des catastrophes se produisent de temps en temps.

Et un rapide rappel de ma dernière liste en date en atendant que j’atteigne mon 550e tableau.

Plus de données sur environ 525 startups

Voici une version mise à jour de mes tables de capitalisation de startups qui ont eu l’intention d’aller en bourse à un moment donné. Il y a environ 525 entreprises individuelles et juste plus bas la synthèse statistique relative aux domaines d’activités, à la géographie et aux périodes de temps concernant les montants de capital-risque, le délai d’introduction en bourse, les niveaux de vente et les revenus à l’introduction en bourse (ainsi que les ratios PS et PE), l’âge des fondateurs, le nombre de fondateurs, la propriété des entreprises par catégorie. Je pense que cela pourrait intéresser certains d’entre vous …

Une analyse de 500 startups

Comme suite à mes analyses traditionnelles des startups à travers leurs documents d’entrée en bourse – IPO (vous pouvez consulter mon analyse de 2017 sur plus de 400 exemples ici ou le tag #actionnariat sur ce blog), voici une analyse mise à jour avec plus de 500 start-ups.

Vous pouvez consulter l’intégralité des 500 tables de capitalisation sur scribd ou regarder une synthèse plus courte qui suit. J’espère que cela est assez explicite.

Les fascinantes analyses de Sebastian Quintero sur les start-up

Je viens de lire les analyses de données de Sebastian Quintero sur les start-ups sur son site web Towards Data Science. Merci à Martin H :-). J’ai vraiment été fasciné par sa façon originale de les aborder: le taux d’échec, les prévisions de valorisation, la durée entre deux tours de financement et sa définition (ou création?) des indice de concentration du capital ou score de cluster des investisseurs. Vous devriez les lire.

Bien sûr, cela me rappelle aussi toutes les analyses de données que j’ai effectuées au cours de ces dernières années. A voir en fin de post si vous le souhaitez.

En guise de mise en bouche sur le travail de Quintero, voici quelques liens et images extraits de son site…

Dissecting startup failure rates by stage (Disséquer les taux d’échec par étape)

Predicting a Startup Valuation with Data Science (Prédire la valorisation avec la science des données)

How much runway should you target between financing rounds? (Combien de temps cibler entre les tours de financement?)

Introducing the Capital Concentration Index™ (Présentation de l’Indice de concentration du capital – CCI/ICC)

où c est le pourcentage de capital détenu par la ième startup et N le nombre total de startups dans l’ensemble. En général, l’ICC est proche de zéro quand un secteur est composé d’un grand nombre de startups avec des niveaux de capital relativement égaux, et atteint un maximum de 10’000 lorsque le total du capital investi d’un secteur est concentré dans une seule entreprise. L’ICC augmente à la fois avec la diminution du nombre de startups dans le secteur et l’augmentation des disparités de capitalisation entre elles.

Introducing the Investor Cluster Score™ — a measure of the signal produced by a startup’s capitalization table (Présentation de l’Investor Cluster Score™ – une mesure du signal produit par le tableau de capitalisation d’une startup)

Quant à mes propres analyses voici quelques liens…

Mes articles arxiv:
– Are Biotechnology Startups Different? https://arxiv.org/abs/1805.12108
– Equity in Startups https://arxiv.org/abs/1711.00661
– Startups and Stanford University https://arxiv.org/abs/1711.00644

ou sur SSRN
– Age and Experience of High-tech Entrepreneurs http://dx.doi.org/10.2139/ssrn.2416888
– Serial Entrepreneurs: Are They Better? – A View from Stanford University Alumni http://dx.doi.org/10.2139/ssrn.2416888
– Start-Ups at EPFL. An Analysis of EPFL’s Spin-Offs and Its Entrepreneurial Ecosystems Over 30 Years https://papers.ssrn.com/sol3/papers.cfm?abstract_id=3317131

Les start-ups en biotechnologie sont-elles différentes?

C’est un travail de recherche que j’ai fait récemment et après avoir essayé très brièvement de le publier dans des journaux académiques, j’ai arrêté d’essayer. Peut-être que ce n’est pas assez bon. Peut-être que le monde de la recherche et moi n’allons pas bien ensemble! C’est le résultat de deux séries de recherches que j’ai menées pendant des années, l’une sur les startup liées à Stanford et l’autre sur l’equity dans les startup.

Je vous encourage à le lire si le domaine vous intéresse ou à jeter un coup d’œil aux tableaux ci-dessous que j’ai extraits de ce court document de cinq pages.

Enfin, une explosion de nouveaux projets d’entrée en bourse dans l’IT

Au cours des dernières années, il y avait eu des projets réguliers d’entrée en bourse dans le domaine de la biotechnologie, mais les startup IT semblaient attendre. Puis Dropbox et Spotify l’ont fait avec succès. Cela a probablement donné confiance aux «licornes» et beaucoup ont récemment déposé leur S-1, comme Smartsheet, DocuSign, Zuora. Carbon Black est le dernier en date avec une histoire intéressante. Voici son document S-1 et plus bas sa table de capitalisation.

Carbon Black a été fondée en 2002, a levé près de 200 millions de dollars depuis sa création (sans compter l’argent levé par 4 startups acquises: Confer Technologies, Objective Logistics & VisiTrend). Elle a une liste royale de VsC, comme Kleiner Perkins, Sequoia, Highland, Atlas ou des fonds moins connus tels que .406 ou Accomplice. Je ne sais pas qui étaient les fondateurs, mais j’ai trouvé le nom de Todd Brennan qui est parti en 2008. Qui d’autre, aidez-moi! Enfin, la société est basée près de Boston, pas dans la Silicon Valley … Ceci est juste la dernière de mes compilations, que vous pouvez trouver dans un post précédent Startups et Actionnariat.

Est-ce que les fondateurs de start-up font de meilleurs capital-risqueurs?

Question intéressante car j’ai souvent affirmé qu’il y avait une différence entre le capital-risque américain et européen (VC), qui avait déjà été illustrée par Tim Cruttenden (voir ci-dessous).

CB Insights, une entreprise dans l’analyse de données sur les start-up, a examiné l’expérience des VCs: Do Ex-Startup Founders Make The Best Venture Capitalists? La figure qui suit décrit leurs résultats et ils affirment en outre: “Sur les 100 VCs, 38 ont fondé ou co-fondé une entreprise avant de devenir des capital-risqueurs, tandis que 62 ne l’ont pas fait. Six des 10 meilleurs investisseurs de CB Insights n’ont pas fondé de société. Cela inclut les deux premiers: Bill Gurley de Benchmark et Chris Sacca, récemment retraité.”

Cependant, j’aurais préféré une analyse différente: combien avaient une expérience directe dans les entreprises technologiques, que ce soit dans le développement de produits / technologies ou dans les affaires telles que la vente ou le marketing par rapport à ceux qui étaient «seulement» consultants ou banquiers? Ce serait auss intéressant car la valeur que vous apportez au niveau du conseil d’administration peut être entièrement différente. Regardez ce que Tim Cruttenden a expliqué en 2006.

En effet Cruttenden dit aussi “entrepreneurs”, mais si nous nous souvenons que Kleiner Perkins et Sequoia avaient beaucoup de managers plus que des entrepreneurs alors, nous pourrions peut-être obtenir une autre mesure de ce qui fait un bon VC …